Hommage à André Limon

Notre ami André Limon nous a quittés récemment. Nous tenions à lui rendre hommage.

Une carrière professionnelle particulièrement riche

Né le 26 septembre 1931 à Avignon, André Limon disait de lui-même qu’il était « un pur avignonnais ». Malgré cela, sa carrière et sa vie, toutes deux très remplies, lui ont permis de voyager, et il s’est rapidement éloigné d’Avignon, en restant tout de même dans le sud dans un premier temps. Sa carrière au sein du Service des Poudres l’a mené tout d’abord à Sorgues, puis à Saint-Martin-de-Crau, et enfin à la Poudrerie de Saint-Chamas. Entre temps, il a séjourné en Tunisie et en Algérie, pour son service militaire, une période dont il a gardé un bon souvenir.

Passé par Toulouse, à l’Ecole de Formation des Agents Techniques des Poudres, il en sort en 1956 avec le grade d’adjudant. Il a ensuite intégré le parc d’explosifs de Baussenq, à Saint-Martin-de-Crau, pendant dix-huit mois. André Limon qualifiait volontiers cette époque de « magnifique ».

Entré par la suite comme ingénieur au sein du bureau d’étude de la Poudrerie de Saint-Chamas, il n’a eu de cesse, avec son équipe, de travailler à l’amélioration des conditions de travail des poudriers et des systèmes de production du site.

Après que la Poudrerie soit devenue civile en 1970, et peu avant sa fermeture en 1974, André Limon a quitté son poste à Saint-Chamas, pour intégrer un bureau d’études privé à Port-de-Bouc, au sein du Service Electricité. Ce nouveau poste lui a permis pendant deux décennies de participer à des projets d’envergure, qui l’ont mené jusqu’en Ecosse, en Norvège et en Australie.

Il n’a eu de cesse pendant sa carrière de prendre plaisir à son travail, jusqu’à sa retraite, en 1992, et assurait que « si c’était à recommencer, [il] recommencerait tel quel ».

Si André Limon a côtoyé le danger régulièrement, risquant sa vie à plusieurs reprises, tant pendant son service militaire que durant sa carrière au Service des Poudres, cela ne l’empêchait pas de mener à bien son travail. Il expliquait d’ailleurs que « tout le monde avait conscience que les produits étaient dangereux, donc on travaillait très sérieusement. Mais on n’y pensait pas. » Malgré cette prudence de mise, l’ambiance au sein de la poudrerie était « amicale et familiale », et une grande solidarité animait les ouvriers, particulièrement en cas de danger.

Aider à la valorisation du patrimoine industriel local

Toujours prêt à s’impliquer dans la valorisation de l’ancienne Poudrerie Royale, André Limon était un des premiers, parmi les anciens poudriers, à avoir œuvré pour la sauvegarde du site, mais aussi pour que ce dernier soit connu du grand public. Cela a commencé, en aidant le maire de Miramas, Georges Thorrand, dès 1998, lorsque ce dernier a émis le souhait de protéger le site de l’ancienne Poudrerie, afin d’éviter qu’il ne devienne une zone industrielle ou résidentielle. Dès lors, il n’a cessé d’aider à la valorisation du site, en menant des visites guidées, en intervenant auprès des publics et en particulier des plus jeunes, et en témoignant de son expérience au sein de la Poudrerie.

Nous garderons de lui l’image d’un homme facétieux, soucieux de partager son expérience et son savoir, d’une grande générosité, toujours prêt à livrer une des nombreuses anecdotes ayant rythmé son parcours. Son esprit alerte et son attitude bienveillante ont pu marquer nombre des personnes, petits et grands, ayant eu l’occasion de faire sa connaissance, que ce soit lors de ses interventions dans les établissements scolaires, ou lors des visites de la Poudrerie, auxquelles il prenait part avec beaucoup de plaisir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

2 réponses à “Hommage à André Limon

  1. Au revoir M. Limon. Je me revois à vos cotés sur ces quelques photos, lors de cette magnifique journée de visite de la Poudrerie. Je fais partie des personnes que votre parcours et votre discours ont passionnées ! Le souvenir en restera dans mon coeur, et puissent les archives conserver pour toujours la trace de l’histoire de ce site et la mémoire des hommes et femmes qui y ont ainsi oeuvré.
    AEL

  2. Bonjour,
    Je suis très ému et attristé en apprenant cette nouvelle. J’ai eu le plaisir de le côtoyer en tant que président du Sianpou et j’ai toujours apprécié son savoir et sa gentillesse. Je pense particulièrement à ses proches et à tous les poudriers.
    Amicalement
    Jean-Eudes Joffrin

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s